lundi 2 février 2015

Les "mots" des "maux"(2): Comment on "tombe" malade



Je vous propose une expérience toute simple. Prenez conscience de votre main droite. Concentrez-vous sur le pouce, l’index, l’annulaire, puis les autres doigts un par un. Prenez votre temps. Installez bien votre conscience. Déplacez ensuite votre attention dans votre pied gauche sentez de l'intérieur le talon, la plante du pied, le pouce, puis les autres doigts.

Que révèle cet exercice? En fait, en déplaçant notre attention qu’avons-nous fait? Nous avons "transporté" notre conscience d’une partie du corps à l’autre. Que se passe t’il pendant ce temps dans les parties où nous ne se trouve pas notre attention? La réponse peut sembler surprenante mais en fait, tout simplement,elles n’existent paspour notre conscience.

Nous pouvons tirer une leçon très importante de cette observation. Pour cela, allons un peu plus loin…Choisissons un objet autour de nous, sur la table devant nous ou ailleurs dans notre environnement et concentrons-nous fortement dessus. Réalisons que notre conscience s'est déplacée en dehors de notre organisme et que nous pouvons aller jusqu’à entrer dans l’objet pour nous identifier à lui. C’est ce que les chamans appellent « changement de forme » ou « identification ».En fait, cela révèle que l’énergie de notre conscience est totalement libre et qu’en fait tout est « vide ». Ce qui est depuis longtemps confirmé par la science.

Nous pouvons aussi essayer un autre jeu qui permet d'aller plus loin. Si nous fermons les yeux et posons nos mains ouvertes devant nous sur nos genoux joints, proches l'une de l'autre, nous pouvons imaginer une sphère transparente de 25 cm de diamètre reposant sur ces deux mains comme si nous tenions une boule de cristal. Lorsque nous avons une conscience claire de notre création au point de la sentir dans le creux de nos mains, nous allons déplacer notre corps et notre conscience à l'intérieur. Les yeux toujours fermés, nous nous imaginerons alors assis sur une chaise dans la sphère. Interrompez votre lecture et essayez puis revenez à cet article.

Qu'est-ce que tout cela nous a permis de réaliser? En fait, cela nous a permis de sortir de la conception communément répandue qui nous fait croire que notre conscience habite dans notre corps et qu'elle est l'émanation notre cerveau. Nous avons senti que tout se trouve en fait dans notre conscience et pas le contraire. Cela inclut notre corps, notre cerveau, tout ce qui nous entoure et tout ce qui nous arrive et même ce que notre imagination crée.

Revenons-en à la question des « maladies » et de leurs « symptômes ». On nous a habitué à penser que tout cela se produit dans notre corps indépendamment de notre volonté alors qu’en fait, l’expérience que nous venons de faire montre que tout ce qui se produit se passe dans notre conscience. De la même façon que nous pouvons faire « vivre » notre main, notre pied ou un objet dans la pièce, nous pouvons faire vivre et entretenir des maladies et des symptômes et même tirer tout cela du néant comme dans le cas de notre sphère : notre énergie va toujours où votre attention va…

Repensons à la phrase que les adultes utilisent pour consoler les enfants lorsqu’ils se sont fait mal ou lorsqu’ils ont un gros chagrin : « Ca va passer! »…On utilise aussi parfois la même phrase avec des adultes mais c’est moins facile à appliquer parce que généralement, en prenant de l’âge on a tendance à « fixer » les choses. Cela s’appelle « faire une fixation ».

Sur quoi se fixe-t’on lorsqu’on est adulte? Sur des croyances, sur des idées, sur des principes auxquels on « s’attache ». Les jeunes enfants ne s’attachent à rien, ils sautent d’une idée à l’autre, d’un état d’esprit à l’autre, d’un jeu à l’autre. Pour eux les choses sont très importantes dans l’instant mais leur conscience se déplace très vite. C’est une des raisons pour lesquelles plus les gens prennent de l’âge plus ils ont tendance à « attraper des maladies ».

« Attraper des maladies »…L’expression à elle seule est éloquente. On attrape ce qui normalement ne faisait que passer. On peut se demander pourquoi. Il y a deux réponses possibles. 1) Pour s’occuper. 2) Pour répondre à un besoin.

Lorsqu’on manque de stimulations dans la vie, la maladie peut fournir une bonne source d’activité. Alors que « ça pourrait passer », confirmer le mal par des analyses, des radios, des scanners, ça permet de nourrir l’imaginaire et de faire fonctionner l’émotionnel. Lorsqu’on n’a plus d’examens académiques à passer, l’univers médical offre une chance de retrouver le coeur battant de l’attente des résultats. Lorsqu’on est à cours d’aventures, la maladie offre une chance de retrouver de véritables enjeux.

Mais on «n’attrape pas toujours une maladie. On « tombe » aussi parfois malade pour répondre à un besoin. « Tomber malade », c’est le versant passif, inconscient des problèmes de santé. C’est en quelque sorte un « lapsus » de la conscience. On veut prétendre que ça va mais en fait, ce qui s’exprime c’est le « ça va pas ». On tombe en général malade lorsqu’on fait semblant de ne pas voir quelque chose. Notre conscient a bien vu que ça n’allait pas dans notre vie mais comme il  s’est senti débordé par les enjeux impliqués, il a préféré ne pas choisir et continuer comme si de rien n’était. Cela s’applique aux relations, au travail, aux relations familiales, bref à tous les cas où notre « âme », principe essentiellement libre et libertaire, se sent prise au piège de quelque chose.

La particularité de ce que j’appelle l’âme c’est sa capacité extraordinaire de trouver des solutions. C’est elle qui est à l’origine de ces réponses sophistiquées qu’on appelle : les symptômes.
(A suivre)

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