samedi 3 janvier 2015

"Guérir" les autres c'est se "guérir" soi-même



Question : "Vos blogs et méditations apportent certaines nouveautés, pourriez vous donner des précisions? Quand on reçoit de mauvaises nouvelles sur la santé de quelqu’un que peut on faire?
La science Chrétienne dit de refuser ces dires et de refuser de les prendre pour vrai puisque Dieu n'est pas malade, asthmatique, dans de mauvais draps..! et qu'on est censé être son expression parfaite!
"

Je répondrai par une question. Si on vous donnait le choix entre le pouvoir absolu et un pouvoir limité, que choisiriez-vous?

Je pense que chacun d’entre-nous n’hésiterait pas. A quoi bon perdre du temps à résoudre des problèmes limités lorsqu’on peut plus simplement accéder à un état de conscience qui peut permettre de résoudre tous les problèmes?

Nous sommes en train d’accéder à cet état de conscience, ce stade que l’on appelle le « Surhomme » ou « Le Super Humain ». Ce n’est pas un état nouveau, c’est juste notre état d’origine ; notre nature originelle mais nous l’avions oubliée et nous sommes en train de la ré-intégrer parce que nous sommes moins bornés que par le passé.

Je reviens à votre question. Celle-ci contient plusieurs indices intéressants. Vous écrivez « mauvaises nouvelles »…c’est là que les problèmes commencent et qu’ils se reproduisent à l’infini. Dans la vie, il n'y a ni « bonnes » ni « mauvaises » nouvelles. Cette distinction entre "bon" et "mauvais" est créée par les humains. La conséquence de cette discrimination est précisément que ça fait naître en nous la question que vous vous posez : « Que peut on faire? » Lorsque nous posons cette question nous montrons que nous croyons que notre pouvoir limité, notre logique humaine va pouvoir modifier le cours des choses, comme si le Pouvoir Universel ne faisait pas son travail et que nous allions nous substituer à lui.

En fait, cette crispation entretient les problèmes puisque la voie de la dualité est sans issue. L'absolu c'est l'état au delà de la dualité, c'est un état d'acceptation, d'ouverture à ce qui est, c'est le "Merci" quoi qu'il advienne.Vivre en état de "gratitude" c’est reconnaître à travers toute circonstance que l'on est bien où l'on doit être, que le pouvoir universel fait son travail 24h/24 et qu’on peut fermer les yeux et lui faire totalement confiance.

Vous me direz : mais alors pourquoi la maladie?

Justement, la maladie naît du fait que beaucoup trop de gens sur cette planète pensent que le pouvoir universel ne fait pas son travail, qu’il faut donc se substituer à lui et corriger ses erreurs…

Du coup, dans cet acte de prétention les humains ont créé des répertoires d’erreurs, de théories et de techniques pour les corriger sans se rendre compte que la guérison ne vient jamais ni de la technique ni de la théorie mais de la force vitale elle même… Sans force vitale pour accomplir le travail aucune théorie, aucune technique, aucun remède ne peut rien. L’esprit qui contient la forme parfaite et qui exprime la santé est aussi sous-jacente derrière le corps malade que les fruits de l’oranger sont déjà présents virtuellement avant la saison de la récolte.

Alors que fais-je lorsque quelqu’un me contacte à propos d’une maladie? Avant tout, j’y vois une chance de me rappeler que je dois me remettre en état d’immersion dans la « force de l’Esprit ». Je dois vérifier mon état intérieur d’UNIFICATION. Ce que j’appelle Unité c’est cet état où il n’y a ni maladie ni guérison ; un état sans séparation, sans frontières entre toi et moi, juste une plénitude totale, un rayonnement; le retour à la Source.

Ce n’est pas une pratique intellectuelle, c’est quelque chose qui doit absorber tout notre corps, tout notre esprit et toute notre âme. C’est une sensation de totalité, d’absolu. C’est dans cette conscience élargie que nous pouvons absorber celui qui a « besoin d’aide », c’est dans notre conscience que nous devons lui permettre de « revenir à la maison ».

Le berger connaît le chemin de la bergerie, c’est pour cela qu’il peut y conduire son troupeau. Il ne peut pas inventer le chemin en répétant comme péroquet qu’il sait où se trouve la bergerie. C’est pour cela que « guérir les autres » c’est avant tout se « guérir soi-même » de l’illusion de séparation, de l’illusion de la croyance aux contraires. C’est ce que j’appelle l’absolu.

Tant qu’il existe même un micron de discrimination en nous, nous restons aveugles, nous sommes coupés de notre pouvoir intérieur et nous croyons pouvoir et devoir « faire quelque chose »….

Par contre, lorsqu’on réussit à vivre 24h/24 dans la Paix du Coeur que seule permet la conscience absolue, le regard s’élargit et l’on sent directement le sens des choses, l’essence des « maladies » et des « problèmes ».  Dans cet état, on est totalement « réconcilié » et lorsqu’une « mauvaise nouvelle » se présente on peut rendre grâces en pensant : « Force Vitale, Principe universel, je te remercie de ce nouveau clin d’oeil…

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire