mercredi 28 janvier 2015

Les "mots" des "maux" (1): Le choix de la maladie



Certaines personnes considèrent ce qu’on appelle « la Pensée Positive » avec un certain mépris. Je n’entrerai pas dans le détail de cette polémique, je voudrai juste mettre en évidence une réalité simple qui permet de répondre à ces détracteurs.

En général, en tant qu’êtres humains, que préférons-nous? Etre reconnus ou être dénigrés? Préférons nous les mots qui expriment l’amour ou ceux qui expriment la critique ou la haine? Dans l’éducation de nos enfants privilégions nous la mise en valeur de leurs qualités ou celle de leurs défauts. Et dans l’image que nous nous faisons de nous mêmes, quels sont les facteurs qui nous poussent à exprimer notre potentiel et ceux qui nous empêchent de le faire? Lesquels préférons-nous?

Je pense que la réponse est évidente, nous préférons tous ce qui nous valorise à ce qui nous dévalorise. La reconnaissance de nos qualités nous aide à exister sur un mode optimal alors que l’énoncé de nos défauts, qu’ils soient réels ou projetés sur nous, a tendance a affecter négativement l’expression de notre potentiel. Si nous observons ce qui se produit derrière ce phénomène nous voyons que l’enjeu des choix que nous faisons dans nos jugements sur les autres et sur nous mêmes peut être beaucoup plus important que nous ne le pensons.

La psychanalyse classique reconnaît deux pulsions de base dans le comportement humain, la "pulsion de mort" et la "pulsion de vie"…elle reconnaît aussi que le véhicule d’expression de ces pulsions ce sont les pensées et les mots qui les expriment…En effet, la totalité des personnes qui souffrent de « maux », qu’ils soient psychologiques ou en apparence physique, souffrent de « mots ».

Toute maladie, quelle qu’elle soit est un combat entre la « pulsion de vie » et la « pulsion de mort » dans le coeur d’un même individu. C’est une guerre intérieure dont l’enjeu tourne toujours autour de la question : « Vivre ou mourir? ». Si l’on souhaite pouvoir affecter ces deux mots d’un coefficient de valeur on se posera la question suivante : «  Pour moi, en ce moment précis, dans ces conditions précises, lequel de ces mots incarne t’il le « positif »? »

Pourquoi cette question? Pour nous permettre de réaliser une chose très importante d’un point de vue thérapeutique : TOUS les choix faits par entité vivante sont des choix « positifs ». En effet, tous nos choix, quels qu'ils soient, constituent à un instant précis de notre histoire l'expression de notre envie de « survivre » au mieux

Nous avons tous eu au cours de notre existence des moments où face au caractère apparemment insurmontable de nos « épreuves » nous avons été tentés de choisir d’obéir à la « pulsion de mort ». Enfants, nous avons tous un jour rêvé de pouvoir tomber malades pour éviter d’aller à l’école. En ce sens, malgré son apparence « négative », la maladie est « toujours » un choix positif (fait plus ou moins consciemment) face à des circonstances qui nous paraissent encore plus négatives que le fait de mourir.

Pour la personne que cela concerne, tomber malade est quelque part une « solution » qui repose sur une inversion de valeur. La vie est par principe une « avancée » vers quelque chose mais lorsque tout semble bloqué ou que plus rien ne semble motiver la poursuite en avant, toutes les solutions sont bonnes à prendre. C’est en ce sens que toute pensée est une « pensée positive ». Le problème, c’est juste qu’à un moment donné, le sens des valeurs s'inverse, au mot "vivre" on préfère "mourir".

La piste que nous devons alors emprunter  est celle des « symptômes » manifestés par le sujet pour exprimer sa vérité. Là encore, de même qu’il a choisi la maladie pour exprimer une forme de survie, le sujet a fait plus ou moins consciemment un choix de symptômes et là aussi c’est d’une certaine manière de la « pensée positive » tout symptôme fonctionne comme une porte de sortie. Déchiffrer le "langage" de la maladie a donc autant à nous apprendre que les "diagnostics médicaux" sur l'origine des troubles et sur les remèdes susceptibles de les faire disparaître.
(à suivre)

dimanche 25 janvier 2015

Notre unité naturelle

Ce n'est pas avec l'Unité que nous avons du mal c'est avec la dualité...
C'est elle qui nous fait souffrir car ce n'est pas notre état naturel...

"Un figuier, peut-il produire des olives, ou une vigne des figues?"

L'Unité n'est pas le résultat d'une recherche, c'est notre état naturel, c'est le "oui" à ce qui est. Il ne faut pas confondre cela avec de la mortification. Lorsque nous traversons un passage difficile, il n'est pas utile d'en rajouter en se faisant des soucis ou en s'arrachant les cheveux.

Le "oui" c'est juste accepter ce qui est devant nous sans nous poser de question tout en gardant au fond du coeur, non une attente, mais une certitude qu'il y a une lumière au bout...

La "dualité", elle, est artificielle. C'est une illusion. C'est elle qui crée nos problèmes en nous faisant croire que "penser" ou "résister" va nous permettre de changer le cours des choses.

Le conseil, c'est de rester synchrone, sans juger ni les circonstances, ni les gens, ni nous mêmes. Rester spectateurs en observant avec intérêt la manière dont "l'Etre" à travers nous va réussir à se tirer d'affaire, une fois de plus...

lundi 12 janvier 2015

« Re-ligio » veut dire « Je re-lie »




Les événements actuels qui troublent les consciences et ont provoqué la peur, la colère, l’indignation et la haine nous offrent l’occasion de questionner à titre individuel nos valeurs ainsi que le sens que nous attribuons aux mots et aux idées.

Lorsque certains, au nom d’une religion, quelle qu’elle soit tentent d’imposer leur « vérité » par la violence et la peur, il est important d’éviter de se laisser aspirer par les courants collectifs afin de garder le « centrage » nécessaire pour se rappeler un certain nombre de principes de base.

1) Que le mot religion, vient du latin « re ligio » qui signifie « lier à nouveau », c’est à dire rétablir l’unité de ce qui a été séparé.

2) Que l’unité est un terme général qui englobe à la fois l’idée d’unité intérieure et d’unité extérieure. C’est à dire la réalisation de notre force à la fois individuelle et collective. Au niveau collectif, c’est du pouvoir de l’Unité de tous les peuples de la terre qu’il est question. Une religion qui sépare les peuples, les ethnies, les familles ou les groupes ne peut pas prétendre au nom de « religion ». C’est simplement une « idéologie ».

3) La terre est riche de ses « religions » comme elle est riche de la variété de ses paysages. Les circonstances locales, culturelles, philosophiques, climatiques et historiques ont fait naître en fonction des contextes des religions aux formes variées. Qu’elles soient polythéistes, animistes, ou monothéistes, qu’elles reconnaissent un prophète plutôt qu’un autre importe peu, aucune n’exprime plus qu’une autre la vérité suprême puisque chacune est une voie d’accès différente à une unique vérité : TOUT EST UN.

4) L’idée que tout est UN ne peut pas être imposée de l’extérieur, c’est une réalisation a laquelle chacun ne peut s’éveiller qu’en empruntant la voie qui lui parle le plus. Toute religion n’est qu’une échelle. L’objectif n’est pas l’échelle mais le sommet qu’elle permet d’atteindre. La « vérité » n’est pas « objective », elle est « subjective ». La découverte individuelle de la « vérité » permet à chacun d’atteindre la liberté intérieure qui permet d’effacer tous les conditionnements.

5) Les actes et les paroles de certains groupes qui prétendent agir au nom de Dieu doivent nous rappeler que nos cultures ont toutes connu des époques où le nom de « Dieu » a servi d’alibi au génocide et au crime. Certaines de ces cultures pourtant très proches de nous utilisent encore l’arme du terrorisme, les attentats et le crime sous des prétextes religieux. C'est plus qu'un abus de langage, c'est un abus de confiance…

Descendre massivement dans la rue est un acte d’unité. Le paradoxe c’est que c’est une unité « contre » quelque chose…Tant que demeure l’illusion de « quelque chose » contre quoi réagir à l’extérieur, c’est la preuve que les religions continuent  à échouer…

En fait non, les religions ne peuvent échouer puisque ce sont nos outils…C’est nous, à titre individuel qui échouons tant que demeure en nous la moindre réaction « contre » quelque chose. Alors, comment faire pour transmuter ce résidu. Il existe une loi alchimique que nous avons hélas encore  beaucoup de mal à maîtriser, et pourtant elle est indécente de simplicité :

« Vous avez appris qu'il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. »

En effet, il est plus facile d’aimer ceux qui nous aiment que ceux qui prétendent nous haïr…n’est-ce pas?

mercredi 7 janvier 2015

Vivre dans la FOI

Bonjour,

Je vous remercie pour votre message qui me permet de constater que vous êtes arrivée à un "point d'évolution". Effectivement, il y a un moment où les réponses qui nous ont donné satisfaction ne répondent plus à nos attentes...C'est quelque chose en nous qui pousse vers plus de liberté, vers plus de croissance.

Toutes les réponses humaines sont limitées, il y a un moment ou on n'a pas d'autre choix que de s'abandonner. C'est une attitude qu'on appelle LA FOI. Trop peu de gens comprennent ce que c'est et pourtant  si nous sommes seulement capables d'avoir la foi d'un grain de moutarde tous les pouvoirs sont à nous. On pourrait aller plus loin, nous pourrions parler de la foi d'un atome, de la foi qui anime la particule la plus infime de notre univers...

Quelle est la caractéristique de la foi qui anime spontanément chaque élément de la création? Ce n'est pas une croyance, ce n'est pas une attente, c'est l'obéissance totale, la confiance absolue en un principe interne d'harmonie. L'exemple le plus facile à comprendre est la maternité. Une fois le processus de gestation entamé, la future maman n'a plus rien à faire. Au contraire, plus elle se détendra, plus elle laissera la vie agir sans entraves et plus la grossesse aura de chances de bien se passer...

Si la maman s'inquiète, si elle se surmène, si elle tente d'affecter les choses, elle risque de créer des complications... C'est pareil pour tout. Nous avons l'impression que nous "devons" faire quelque chose pour être heureux. Comme si le Créateur n'avait pas fini sa création... Quel manque de confiance! En fait tout a été finalisé et nous vivons le 7ème jour. Tout est bien.

Alors pourquoi devons-nous parfois faire face à des situations qui ne reflètent pas l'harmonie?
Il nous faut réaliser que dans ces cas là, il y a toujours quelque chose dans nos "mémoires" qui a généré le problème. Toutes nos pensées, toutes nos croyances, toutes nos idées se reflètent dans notre réalité. C'est ce qu'a bien vu la mystique américaine Emma Curtis Hopkins :

"Un esprit partagé entre des émotions agréables et désagréables est peu fiable. Lorsque des émotions agréables influencent l'esprit, il est rayonnant, léger, en pleine santé. Lorsque des émotions désagréables l'agitent, il est sombre, déprimé, prédisposé à la maladie"

Vivre dans la FOI permet d'éviter cette alternance. Murphy et la plupart des grands noms du courant de la "Pensée Positive" ou du "Christianisme Scientifique" restent dans le cadre d'une attente de résultat : guérir une maladie, gagner de l'argent, voir une situation s'améliorer,...

Il faut aller au delà.

1) Il faut réussir à découvrir ce qui en nous a pu provoquer ces "perturbations" pour éviter de les reproduire de manière inconsciente (Cela s'appelle "faire le ménage dans sa tête")

2) Il faut s'abandonner au point de se dire : "Qu'importe la situation, que la volonté de la VIE soit faite..."

Et à partir de cet acte d'abandon total on peut réaliser que "le Principe Créateur" ne peut pas vouloir nous faire  souffrir ni nous éprouver, il ne peut pas penser à nous punir, il ne peut qu'agir dans le sens de notre expansion...

Et là on réalise ce qu'on appelle l'Amour avec un grand A. Pas un "amour" émotionnel, psychologique, un amour  "énergétique", une force toute puissante qui nous enveloppe et qui nous porte sans cesse vers l'expansion de notre potentiel

A partir de là on comprend qu'on vit  dans LA PRESENCE et qu'on a accès à un dialogue à tout instant. Lorsqu'une difficulté nous semble trop grande pour nous, nous pouvons toujours demander : "Que la lumière soit faite sur cette situation!" et nous pouvons être certains qu'une réponse viendra au moment parfait...

Voici ce que m'a inspiré votre mail. N'hésitez pas à me poser les questions qui vous viendraient. Je vous signale que je publie sur un blog une partie de mes réponses au courrier et aux demandes que je reçois, cela permet à tout le monde de profiter de ces messages.

Merci encore d'avoir permis cette co-création.

lundi 5 janvier 2015

Vivre au coeur du "vortex"

Lorsque ça semble aller très très mal c'est que quelque chose de très positif est en cours.
C'est le moment de réaliser que vous êtes en train de faire place nette, que tout ce qui limitait votre liberté d'être est en train de "pourrir" afin que la graine qui est vous puisse enfin germer...

Mais pour atteindre l'étape suivante la graine doit accepter l'obscurité et la putréfaction des choses qui ne lui servent plus. L'obscurité n'est qu'une étape de l'élan vital.

La lumière est devant.
Le printemps est devant.

Patience.

Profitez des petits plaisirs qu'offre l'instant même s'ils sont minuscules...
Pensez aux cigales qui passent 7 ans dans l'obscurité de la terre pour préparer quelques jours de chant dans la pleine lumière d'un été...

Avoir la foi d'un grain de moutarde c'est cela...s'abandonner à la vie et laisser ce qui est en SOI s'ex-primer, s'épanouir, se libérer... Surtout ne pas géner le processus en cours par des interprétations inutiles et des jugements toxiques...Laissez faire. Laissez-vous faire. Faites confiance, vous êtes entre de bonnes mains.

La seule prière à garder le plus possible à l'esprit c'est de rendre grâce au principe de Vie pour sa protection, pour la santé qu'il nous donne, pour l'inspiration qu'il nous apporte.

Ce n'est pas une prière de demande, c'est plus un chant d'allégresse, quelque chose qui exprime le fait qu'on se sent immergé dans la sagesse de la Vie comme dans un bain chaud qu'on éprouve la sensation d'être déjà là où on doit être.

En fait oui,  c'est la réalité. La "toute puissance" est là, en nous et autour de nous, déjà, à notre écoute, à notre service : "Demande et il te sera donné..." C'est la raison pour laquelle le baptême à l'ancienne se faisait par immersion totale. Pour induire la prise de conscience que l'on est déjà immergé dans l'Eternel

Ce n'est pas une destination, c'est un état,
qui permet d'atteindre toutes les destinations.

samedi 3 janvier 2015

"Guérir" les autres c'est se "guérir" soi-même



Question : "Vos blogs et méditations apportent certaines nouveautés, pourriez vous donner des précisions? Quand on reçoit de mauvaises nouvelles sur la santé de quelqu’un que peut on faire?
La science Chrétienne dit de refuser ces dires et de refuser de les prendre pour vrai puisque Dieu n'est pas malade, asthmatique, dans de mauvais draps..! et qu'on est censé être son expression parfaite!
"

Je répondrai par une question. Si on vous donnait le choix entre le pouvoir absolu et un pouvoir limité, que choisiriez-vous?

Je pense que chacun d’entre-nous n’hésiterait pas. A quoi bon perdre du temps à résoudre des problèmes limités lorsqu’on peut plus simplement accéder à un état de conscience qui peut permettre de résoudre tous les problèmes?

Nous sommes en train d’accéder à cet état de conscience, ce stade que l’on appelle le « Surhomme » ou « Le Super Humain ». Ce n’est pas un état nouveau, c’est juste notre état d’origine ; notre nature originelle mais nous l’avions oubliée et nous sommes en train de la ré-intégrer parce que nous sommes moins bornés que par le passé.

Je reviens à votre question. Celle-ci contient plusieurs indices intéressants. Vous écrivez « mauvaises nouvelles »…c’est là que les problèmes commencent et qu’ils se reproduisent à l’infini. Dans la vie, il n'y a ni « bonnes » ni « mauvaises » nouvelles. Cette distinction entre "bon" et "mauvais" est créée par les humains. La conséquence de cette discrimination est précisément que ça fait naître en nous la question que vous vous posez : « Que peut on faire? » Lorsque nous posons cette question nous montrons que nous croyons que notre pouvoir limité, notre logique humaine va pouvoir modifier le cours des choses, comme si le Pouvoir Universel ne faisait pas son travail et que nous allions nous substituer à lui.

En fait, cette crispation entretient les problèmes puisque la voie de la dualité est sans issue. L'absolu c'est l'état au delà de la dualité, c'est un état d'acceptation, d'ouverture à ce qui est, c'est le "Merci" quoi qu'il advienne.Vivre en état de "gratitude" c’est reconnaître à travers toute circonstance que l'on est bien où l'on doit être, que le pouvoir universel fait son travail 24h/24 et qu’on peut fermer les yeux et lui faire totalement confiance.

Vous me direz : mais alors pourquoi la maladie?

Justement, la maladie naît du fait que beaucoup trop de gens sur cette planète pensent que le pouvoir universel ne fait pas son travail, qu’il faut donc se substituer à lui et corriger ses erreurs…

Du coup, dans cet acte de prétention les humains ont créé des répertoires d’erreurs, de théories et de techniques pour les corriger sans se rendre compte que la guérison ne vient jamais ni de la technique ni de la théorie mais de la force vitale elle même… Sans force vitale pour accomplir le travail aucune théorie, aucune technique, aucun remède ne peut rien. L’esprit qui contient la forme parfaite et qui exprime la santé est aussi sous-jacente derrière le corps malade que les fruits de l’oranger sont déjà présents virtuellement avant la saison de la récolte.

Alors que fais-je lorsque quelqu’un me contacte à propos d’une maladie? Avant tout, j’y vois une chance de me rappeler que je dois me remettre en état d’immersion dans la « force de l’Esprit ». Je dois vérifier mon état intérieur d’UNIFICATION. Ce que j’appelle Unité c’est cet état où il n’y a ni maladie ni guérison ; un état sans séparation, sans frontières entre toi et moi, juste une plénitude totale, un rayonnement; le retour à la Source.

Ce n’est pas une pratique intellectuelle, c’est quelque chose qui doit absorber tout notre corps, tout notre esprit et toute notre âme. C’est une sensation de totalité, d’absolu. C’est dans cette conscience élargie que nous pouvons absorber celui qui a « besoin d’aide », c’est dans notre conscience que nous devons lui permettre de « revenir à la maison ».

Le berger connaît le chemin de la bergerie, c’est pour cela qu’il peut y conduire son troupeau. Il ne peut pas inventer le chemin en répétant comme péroquet qu’il sait où se trouve la bergerie. C’est pour cela que « guérir les autres » c’est avant tout se « guérir soi-même » de l’illusion de séparation, de l’illusion de la croyance aux contraires. C’est ce que j’appelle l’absolu.

Tant qu’il existe même un micron de discrimination en nous, nous restons aveugles, nous sommes coupés de notre pouvoir intérieur et nous croyons pouvoir et devoir « faire quelque chose »….

Par contre, lorsqu’on réussit à vivre 24h/24 dans la Paix du Coeur que seule permet la conscience absolue, le regard s’élargit et l’on sent directement le sens des choses, l’essence des « maladies » et des « problèmes ».  Dans cet état, on est totalement « réconcilié » et lorsqu’une « mauvaise nouvelle » se présente on peut rendre grâces en pensant : « Force Vitale, Principe universel, je te remercie de ce nouveau clin d’oeil…

jeudi 1 janvier 2015

2015 EST une super année!

2015 ne sera pas une super année
2015 EST déjà une super année puisqu'on est déjà en 2015

Pour vous présenter mes voeux j'ai choisi de répondre à une question qui m'a été posée par mail :

« Par où commencer lorsque plus rien ne vous rattache à la vie? Par exemple quel est le début pour créer le job qui me plait? »

C’est une super question pour commencer une super année.

Tout d’abord il faut constater une chose c’est que si on pose une question, même si elle contient « plus rien ne me rattache à la vie », c’est justement qu’on est encore rattaché à la vie…Bonne nouvelle, non?

C’est comme un fruit, s’il est encore sur la branche c’est que la vie continue à le nourrir. La différence c’est que les fruits ne se posent pas de question. Ils font confiance. Qu’ils soient encore sur la branche ou qu’ils soient au sol en train de pourrir, il incarnent ce que l’on appellent la foi. Ils s’abandonnent à cette sagesse intérieure qui transforme tout pour le meilleur de l’ensemble…

Lorsqu’un fruit pourrit que se passe t’il? Les sucres se transforment, un liquide se libère, la chair se désagrège et cela a pour effet de nourrir les noyaux ou les graines. Ce processus va permettre une renaissance. En fait, tout fruit contient la renaissance, la croissance et l’expansion même si pour nous un fruit pourri est un fruit inutile, pour la vie rien n’est inutile.

Nous sommes au lendemain du seuil d’une année nouvelle, le fruit 2014 est tombé et le fruit 2015 a commencé à germer. L’important pour tout dans la vie c’est ce que l’on appelle la FOI. C’est un mot que la religion a un peu déformé mais il décrit quelque chose qui est non religieux. En fait, dans la vie, la foi c’est juste accepter l’évidence.

On a donc sans le réaliser Foi dans beaucoup de choses : par exemple, on se réveille, on ouvre les yeux. On a donc la foi dans l’ouverture de ses yeux. On s’asseoit sur le bord de son lit, on a foi dans son ossature, dans ses muscles. On se lève, c’est qu’on a foi dans ses jambes, on ouvre le robinet, on a foi dans le fait que l’eau va couler, etc. Tout cela est automatique. On dira que c’est la vie dans son évidence. On est comme le fruit. On ne se pose pas de question.

« Par ou commencer? » c’est une question…
C’est là qu’on sort du courant! Car on a déjà commencé…Le problème c’est qu’on croit que ça n’a pas commencé. Pourquoi? Parce qu’à notre avis 2014 n’a pas été terrible et peut être que 2013 non plus, et peut être que 2012 aussi, bref on peut remonter et se demander quand ça a commencé à pas être terrible. Parfois ça remonte très loin.

En fait se retourner pour voir jusqu’où ça remonte, c’est juste pour permettre de réaliser une chose c’est que cette « insatisfaction », le fait de n’être pas dans la « bonne année », c’est très positif. Pourquoi? Tout simplement parce que ça montre qu’il y a en nous un principe de satisfaction qui juge : « Non je ne suis pas satisfait ». Ce principe, c’est la Force de vie. La force de vie sait ce qu’elle veut de la même manière dans un fruit et dans un être humain.

La différence c’est que beaucoup d’êtres humains n’ont pas confiance dans cette force qui agit en eux et du coup c’est comme s’ils pliaient un tuyau d’arrosage…L’eau ne peu pas couler et du coup ça détraque le système. Dans leur tête ils ressassent plein d’idées autour du thème : « je ne suis pas heureux (heureuse), je ne fais pas ce qui me plait, je n’ai plus envie de vivre, etc. » Les fruits ne font jamais ça.

Donc, comment capter la puissance vitale? Derrière la formulation négative il y a une formulation positive : "Qu’est-ce qui me plairait? Qu’est-ce que j’aimerai faire? Qu’est-ce qui me rendrait heureux (heureuse)?" Il faut que ce soit très clair. Plus c’est clair et détaillé et plus on a réussi à capter l’inspiration. Parce que comme le bonheur est différent pour chacun, la réponse est en chacun. Pour permettre à la réponse d’émerger il faut être CONVAINCU à 100% qu'elle est en germe en soi. La preuve c’est que la partie qui dit « Ca va pas » dit cela parce qu’elle sait depuis toujours qu’il y a le chemin du « Ca va » et qu'elle connaît la route.

Donc, il faut commencer par là. Le moyen pratique c’est de prendre un cahier ou un carnet et un stylo et de faire la liste de ce qui nous ferait plaisir. Ca peut inclure le fait de manger un chocolat comme le fait d’imaginer où on aimerait habiter. Se dire « Si je n’avais aucune limite, qu’est-ce que je ferai, demain, après demain, la semaine prochaine, dans un mois etc? ». Cet exercice s’appelle « Mettre les boeufs avant la charrue » parce que ce sont boeufs qui tirent, pas la charrue. De la même manière, c’est la puissance naturelle du besoin d’être heureux qui va nous tirer vers la lumière…à condition de reconnaître à 100% que cette force agit depuis la nuit des temps et que c’est pour ça qu’on est toujours là, accrochés à la branche avec ce sentiment qu’il y a mieux pour nous.

Oui, c’est vrai, il y a mieux et quelque chose en nous sait comment l’atteindre…
Il suffit de reconnaître que cette partie est toute puissante si on sait lui faire confiance.